La ville -  Monuments et histoire locale
Marchiennes de 630 à nos jours
Les procès de sorcellerie
Présentation du musée d'histoire locale
Les bâtiments historiques
Marchiennes au XXeme siècle en photos

Présentation du musée d'histoire locale

Le Musée d'histoire locale de Marchiennes est installé dans le bâtiment d'entrée du monastère, actuel hôtel de ville. Vous pourrez y découvrir, au travers des différentes salles, l'histoire de la cité à travers les siècles.

Dans la première salle, vous trouverez quelques fragments d'outils préhistoriques et une multitude de témoignages gallo-romains démontrant la présence humaine dans la région durant la haute antiquité. Pierres des  bâtiments détruits
Mais c'est avec l'implantation de l'abbaye que la cité prend vraiment son essor. Cette abbaye, fondée en 630 par Adalbaud, comte de Douai, subsista jusqu'à la révolution de 1789. De nombreuses pierres provenant des bâtiments détruits sont exposées dans la première salle. A ne pas manquer le remarquable bas-relief gothique représentant sans doute Sainte Rictrude, femme d'Adalbaud et sa famille, des peintures d'Hector Loseleur, artiste du XIXème siècle et des souvenirs du peintre surréaliste Félix Labisse né à Marchiennes en 1905.

Vitrine contenant les boîtes à feu La deuxième salle est principalement consacrée aux blasons des seigneurs abbés qui se sont succédés de 1348 jusqu'à la révolution. Une reproduction du plus vieux plan de la région nous montre Marchiennes vers 1500. Une carte du temporel de l'abbaye explique l'étendue de ses possessions. Dans une vitrine, un cadran solaire datant du XVIIIème siècle a été réalisé par le grand-père de la poétesse romantique Marceline Desbordes Valmore. A admirer la superbe collection de boîtes à feu datées de 1569, autrefois destinées à annoncer les festivités.

La troisième salle servait par le passé, ainsi que les autres d'ailleurs, de cellule, comme en témoigne l'inscription gravée dans le mur « à more le bailli ». Pendant le siège qu'a connu la cité en 1712, la ville fut bombardée, ce qui explique sa reconstruction presque totale au XVIIIème siècle. Quelques bombes et boulets de l'époque témoignant des événements vous attendent. Remarquons également quelques plans du monastère permettant d'apprécier l'évolution de son organisation au cours de son dernier siècle d'existence. De cette salle, on peut apprécier la superbe vue sur le premier bureau de poste qui sera par la suite la maison natale des frères Corbineau, futurs généraux d'empire dont le plus illustre, Juvénal, découvrira le passage à gué de la Bérézina lors de la retraite de Russie.

La quatrième salle est entièrement consacrée à la famille Corbineau avec entre autre une photo du buste de Juvénal, exposé dans le château de Versailles.
Pour en savoir plus sur Jean-Baptiste Juvénal Corbineau, vous pouvez aussi visiter le site : perso.wanadoo.fr/juvenal-corbineau/

Plan relief de Marchiennes La cinquième salle présente la pièce maîtresse du Musée : le plan relief de Marchiennes en 1791. Réalisé par les premiers membres de l'association des Amis de Marchiennes, il est à l'origine du Musée. Tout autour, sur les murs, une exceptionnelle collection de jeux anciens et d'outils des métiers d'autrefois, autant de preuves d'une activité intense qui animait la ville. Au XIX ème siècle, on trouvait une verrerie, une tréfilerie, une tannerie, une usine à cirage, une usine à gaz et même une mine de charbon de 1838 à 1848, plusieurs fois citée dans le célèbre roman d'Emile Zola « Germinal ».

sixième salle du muséeLa sixième salle évoque les deux guerres mondiales avec une exposition de casques à pointes, des documents sur les restrictions, le front à quelques kilomètres. Moment d'émotion, le 4 Juillet 1915, lorsqu'un petit avion de reconnaissance français piloté par Maurice Tétu et le comte de la Rochefoucauld fut abattu par Immelmann dans le bois de Faux.
La seconde guerre mondiale débuta à Marchiennes par un bombardement en Mai 1940 comme en témoignent les nombreuses photos exposées. Puis vint l'occupation allemande jusqu'au 2 Septembre 1944, date à laquelle Marchiennes fut libérée dans le sang après qu'une colonne allemande tentant de fuir vers la Belgique y massacra plusieurs civils, avant d'être anéantie par les Américains à Beuvry.

Avant de quitter le musée, il ne faut pas manquer de visiter ses sinistres cachots où d'épaisses portes de chêne et des murs de plus d'un mètre d'épaisseur empêchent d'en imaginer la moindre fuite.

Les Amis de Marchiennes ont préparé un certain nombre de brochures sur des épisodes de la ville de Marchiennes et sur des personnes illustres de Marchiennes ou y ayant résidé.

Le Musée de Marchiennes est entretenu par l'association « Les Amis de Marchiennes » et est ouvert :
Toute l’année : le 2ème dimanche du mois à 15h30
D’avril à fin septembre : du mercredi au samedi de 14h à 17h
sur rendez-vous ( merci de téléphoner au 06 73 69 48 55 ou au 03 27 99 21 95 ).
Le tarif est de 3 € par adulte et enfant de plus de 16 ans
Enfants de – de 16 ans et scolaires : 1 €
Enfants de – de 8 ans : gratuit
Tarif réduit à 2,5 € par personne pour les groupes