La réserve volontaire du Pré des Nonnettes d'une superficie de 18 hectares se situe dans la zone
humide, derrière les Evoïches. Sur ces terres rendues cultivables, une bonne part de la plaine était
autrefois réservée au pâturage des troupeaux. La production de lait et de viande assurait alors un bon
équilibre des usages du sol agricole entre champs cultivés et prairies. Aujourd'hui, faute de production
animale rentable, les prairies disparaissent à la faveur des cultures, des plantations de peupliers ou
de l'urbanisation. C'est pourquoi la commune de Marchiennes a souhaité créer une Réserve Naturelle
Volontaire sur le Pré des Nonnettes. Grâce à une gestion adaptée de cette prairie, oiseaux et fleurs
typiques sont sauvegardés. Cette protection permet de préserver les milieux naturels et par la même
occasion, la faune et la flore habitants des lieux. Des efforts de tous les parties, pouvoirs publics
et occupants des lieux, sont consentis en replantant par exemple des saules ou en retardant les dates
de fauche d'herbe pour favoriser la nidification . Aujourd'hui, le Pré des Nonnettes est un site
remarquable du fait des plantes et des oiseaux qui y vivent ou nichent, tels le busard de roseaux,
la buse variable, les limicoles, la pie grièche et la gorge-bleue. Une vasière y a été creusée et un
observatoire permet aux ornithologues d'observer les oiseaux. Attention, c'est une zone très sensible;
certaines plantes qui y poussent sont très rares.
Comme dit précédemment, on peut trouver au Pré des Nonnettes la gorge-bleue. Ce petit oiseau
migrateur est particulièrement présent dans la réserve. Proche cousine du rouge-gorge, la gorge-bleue
mène une vie secrète, retirée sous le couvert des plantes aquatiques. Elle installe son nid dans le
marais surtout à même le sol. C'est un oiseau craintif et qui ne s'attarde guère à découvert. Pendant
la période de reproduction, le mâle quitte pour quelques temps son repère végétal pour gagner le haut
d'un buisson, où, bien en vue, il exhibe son poitrail bleu illuminé d'un miroir blanc. Puis il se
lance dans un pot-pourri dont les strophes sonores, au débit rapide mais fréquemment interrompu, sont
particulièrement harmonieuses. La femelle, qui n'a pratiquement pas de bleu sur la gorge, a les pattes
claires et non pas noires comme celles du mâle. Les jeunes sont striés de roussâtre sur le dessus et
rayés de jaunâtre dessous. Surtout insectivore, elle capture essentiellement des insectes et leurs
larves, des vers et des mollusques. La gorge-bleue quitte l'Europe en grande migratrice d'Août à
Septembre pour des contrées africaines. Certains individus demeurent dans le sud du continent,
notamment dans la péninsule ibérique. Les retours s'échelonnent de la fin du mois d'Avril à Mai.
Les saules et les chouettes chevêche
Le saule aime les sols humides. C'est pourquoi nous le retrouvons fréquemment dans les zones humides
et le long des fossés, ses racines permettant de mieux fixer les berges. Il est particulièrement présent
dans la réserve du Pré des Nonnettes. Planté bien souvent en haies, le saule devient têtard du fait de
la taille particulière au sommet du tronc qui lui est infligée au moins tous les 5 ans. Ainsi, sa grosse
tête, surtout lorqu'elle est devenue âgée, héberge de nombreux animaux cavernicoles (qui aiment les
cavernes) tels le Lérot, petit mammifère, les mésanges bleues ou charbonnières, les grimpereaux des
jardins ou la chouette chevêche dont plusieurs exemplaires sont présents sur le site et aux
alentours du Pré des Nonnettes.
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